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Comment obtenir la carte verte ?

11:33 lundi 25 novembre 2013

La carte verte est un précieux sésame convoité par des millions de personnes à travers le monde : C'est en effet la carte de résident permanent aux Etats-Unis qui, de façon assez amusante, n'est même pas forcément verte du tout :


Cette carte est plus puissante qu'un visa puisqu'elle est l'ultime étape avant l'obtention de la nationalité Américaine. En effet, le détenteur de la carte a les mêmes droits qu'un citoyen US, à l'exception du droit de vote et du droit d'être juré dans un tribunal. La seule contrainte est de la renouveler périodiquement, ce qui nécessite de passer au moins 6 mois par an aux USA, sous peine de perdre le bénéfice de ce statut.

Pourquoi vous parler de la carte verte ?

Parce que pour la première fois de notre vie, nous nous sommes inscrits à la fameuse loterie pour l'obtention de cette carte. En 2012, 26 687 candidats Français s'étaient inscrits, pour 549 sélectionnés (2% de chances donc !) et à peine 196 à être allés au bout de la procédure (source L'Express), ce qui fait donc 65% de mythomanes qui "rêvent" d'aller aux USA et qui font dans leur pantalon le jour où on leur offre la résidence permanente sur un plateau... 

Et cette loterie est gratuite ! Les portes ouvrent en octobre pour un petit mois. On s'inscrit en quelques minutes, l'étape la plus complexe étant de fournir une photo conforme aux spécifications de l'immigration US (prendre Thomas en photo a été compliqué !). Pour le reste, il suffit d'avoir un baccalauréat et d'être citoyen d'un des pays éligibles. Le but de la loterie étant de diversifier la population des USA, les pays à forte immigration vers les US comme la Grande-Bretagne, le Mexique, l'Inde ou le Canada sont exclus. Etre Français est donc un avantage pour le coup ! Réponse en mai 2014 nous concernant.

Bien évidemment, la loterie n'est qu'un moyen parmi tant d'autres pour obtenir cette carte. Mariez-vous avec un citoyen US et vous aurez également une green card. Certains visas (comme le L1, que j'avais lors de notre expat...) y conduisent aussi quasi naturellement. A condition de le renouveler plusieurs fois, d'être patient et d'avoir un employeur qui vous sponsorise, bien entendu.

Dans notre cas, l'espoir d'obtenir la carte verte par le biais de la loterie est faible et nous ne comptons bien évidemment pas là-dessus pour repartir en Amérique... Même si au final les chances de gagner sont plus importantes qu'au loto ou à Euro Millions !

Quelques infos !

Depuis la semaine dernière, mon livre "De Besançon à Philadelphie - 1000 jours en Amérique" est en vente sur Amazon pour 5 euros seulement ! C'est une super offre pour Noël car je ne veux pas emporter mes derniers ouvrages aux USA l'an prochain, tout doit donc disparaître. Si vous avez déjà lu le livre, pourquoi ne pas en profiter pour l'offrir à un proche ? 


N'hésitez pas en parler autour de vous. Vous pouvez également acquérir le livre pour 5 euros directement ici.

Vous aurez davantage de nouvelles en début d'année concernant notre nouveau départ. Les choses se précisent, un premier voyage est en cours de préparation... Un nouveau blog peut-être aussi !

En attendant, vous pouvez aussi retrouver nos dernières photos de voyages sur Flickr en cliquant ici. Je vais en ajouter une fois par semaine jusqu'à avoir rattrapé tout mon retard (Namibie, Barcelone, Italie, sud de la France, etc.)

Il m'est déjà arrivé une fois ou deux de parler films Américains sur ce blog, sans compter l'article sur notre première expérience cinématographique à l'IMAX de Cherry Hill. Aujourd'hui, nous allons donc parler des deux derniers films que nous sommes allés voir au cinéma à Besançon, avant une petite mise à jour sur l'avancement de mon livre en fin d'article.

Tout d'abord, "127 heures", une histoire vraie qui nous emmène dans mon état favori qu'est l'Utah et en particulier la magnifique région des Canyonlands. Nommé pour 6 oscars dont celui du meilleur acteur et du meilleur film, je pense qui quiconque a voyagé dans l'Utah et ayant un tempérament d'aventurier devrait apprécier ce véritable ovni cinématographique à sa juste valeur.

Je n'en dis pas plus, regardez cette bande annonce et si elle vous plait, courez sans hésitation voir le film sans chercher à en savoir plus (c'est important car de nombreux avis/articles en disent trop sur l'issue) :


True Grit

"True Grit" est le dernier film des frères Coen ("No Country for Old Men", "Fargo"...), nommé pour la bagatelle de 10 oscars, c'est une reprise d'un western de John Wayne de 1969.


Je pense que, comme beaucoup de films Américains, "True Grit" ne peut s'apprécier qu'en VO éventuellement sous titrée, faute de quoi il est impossible de reconnaître le talent des acteurs à leur juste valeur. L'accent et le parler "Western" sont tout simplement magnifiques et font, à mon sens, toute la personnalité du film.


Nous avons la chance d'avoir le cinéma Marché Beaux Arts à Besançon qui propose de nombreux films US en VOST à des horaires "grand public". Avec Adeline, nous avons été grandement surpris de voir la salle se remplir à plus de 80% pour une séance en VO ! Preuve que nous ne sommes pas les seuls puristes du genre à Besançon.

Le livre...

Je suis toujours à la recherche d'un titre car parler "du livre", ce n'est vraiment pas tip top. Le projet avance cependant plutôt bien puisque je viens d'atteindre les 70% d'avancement en terme de volume avec 140 pages d'écrites, alors que j'attaque la partie la plus intéressante de l'écriture... La dernière ligne droite s'annonce donc passionnante même si il reste du pain sur la planche avec notamment pas mal de relecture à faire. Vos encouragemtns seront donc les bienvenus !

Pour recevoir davantage de nouvelles et même quelques extraits, rejoignez la troupe en laissant votre e-mail ci-dessous :
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Après Dunkin Donuts et Walmart, je poursuis ma série sur les enseignes Américaines emblématiques avec Starbucks Coffee, qui comme son nom l'indique est en quelque sorte un café, mais en version Américaine, bien entendu !

Avant de partir pour les USA, mes deux professeurs d'anglais d'origine Américaine étaient unanimes : Je devais absolument essayer Starbucks et leur dire ce que j'en pensais. Pourquoi ? Parce que l'Amérique a la réputation (justifiée) de faire du très mauvais café, souvent trop long car dilué au maximum afin de vendre du volume plutôt que de la qualité...

Et dans ces conditions, Starbucks s'affiche comme une exception, non pas pour le volume mais plutôt pour la qualité. Car pour les Américains, Starbucks c'est du café "à l'Européenne". N'est ce pas ?

Des frappuccinos au chocolat et au caramel... Ou de bons cafés glacés avec crème et chantilly !

Dans les faits, les cafés de Starbucks sont effectivement très bons, car plutôt gourmands. Voire même très gourmands. Certains cafés de la carte Starbucks affichent tout de même près de 550 calories ! Soit l'équivalent d'un cheeseburger et d'une petite portion de frites dans un McDonalds aux US ! Oui, ce n'est pas rien. Et d'ailleurs, cela se reflète sur les prix car aller à Starbucks prendre un café peu coûter plus cher que d'aller manger dans un fast food...

Le premier Starbucks de l'histoire, ouvert en 1971 à Seattle

Donc oui, Starbucks est très bon, un peu cher et un peu calorifique mais who cares? C'est l'Amérique, après tout, pays des libertés, donc chacun fait ce qu'il veut ! Un autre aspect important des Starbucks sont que ce sont des cafés à la déco travaillée. Il y a un côté classe qui se dégage de ces cafés, et c'est d'ailleurs probablement la raison pour laquelle les gens y passent du temps, contrairement à Dunkin Donuts où les gens commandent des choses à emporter...

Ainsi il n'est pas rare de voir des gens siroter un café tout en surfant sur leur Mac ou en lisant un bouquin. De nombreuses librairies (comme Barnes & Noble, Kris si tu me lis ;-) ) possèdent leur propre Starbucks en boutique, ce qui renforce aussi ce côté intello ou élitiste voulu par la marque.

Starbucks sur Times Square à New York

Pour conclure, nous aimions beaucoup nous arrêter à Starbucks pour des pauses café gourmandes. Le cadre est sympa, les cafés aussi et il y a même des pâtisseries pour les plus gourmands... Et oui, la gourmandise n'a pas de limite, a fortiori aux USA !

Et puis, avec 10 milliards de dollars de chiffre d'affaire mondial en 2009, la marque (plus grande chaîne multinationale de cafés) est présente dans de nombreux pays sur l'ensemble des continents, dont la France...

Et vous, avez vous déjà essayé Starbucks ? Vous laisseriez vous tenter ?

Le naming aux USA

13:51 lundi 15 novembre 2010

Qu'est ce que le naming ? C'est une pratique extrêmement courante aux USA qui consiste à donner à un stade ou un building le nom d'une entreprise pour une durée déterminée, moyennant de gros sous.


Le "Wachovia center" de Philadelphie a été rebaptisé "Wells Fargo center" cet été à la fin d'un contrat de naming de 7 ans

Au début, cela ne choquait pas vraiment les expatriés que nous étions puisque la plupart de ces marques (bien souvent des banques) nous étaient inconnues. C'est lorsque l'on a appris que David Beckham jouait au Home Depot center avec son équipe des Los Angeles Galaxy que l'on a réalisé à quel point le naming pouvait être ridicule... Pire encore ? Le Pizza Hut park du FC Dallas !

Les Phillies jouent au Citizens Bank park de Philadelphie, une enième banque ayant donné son nom à une enceinte sportive

Si les stades Américains sont pratiquement tous devenus victimes du naming, il est également de plus en plus fréquent de voir cette mode appliquée aux buildings, comme la Willis Tower (anciennement Sears Tower) à Chicago ou le Comcast center à Philadelphie.

Le plus bizarre dans l'histoire est évidemment lorsque le lieu change de nom plusieurs fois au cours de sa "vie"... Pour le coup, cela n'arrive pas très souvent car un immeuble dépassant les 20 ans d'âge commence à être considéré comme "vieux" et ne dépasse que rarement les 30 à 40 ans d'existence. Après cela, on rase tout et on recommence !

Lincoln Financial Field, encore une banque pour le stade de foot US de Philly !

Et en Europe, le naming, on en est où ? Et bien l'invasion a commencé en Allemagne (Allianz Arena, Mercedes Benz Arena...), en Angleterre (Emirates Stadium, Reebok Stadium) et très bientôt en France puisque le nouveau stade du Mans s’appellera MMArena, au nom de la compagnie d'assurances locale... Lille, Lyon et Nice pourraient faire de même pour aider à financer leurs nouveaux stades.

Alors, à quand un stade Peugeot à Sochaux, un parc des Emirats à Paris et un stade PMU ou Carrefour à la place du stade de France ? Et la tour Eiffel renommée en tour Crédit Agricole ? Le plus tard possible, j'espère...

Depuis notre retour en France, notre oeil Américanisé voit les choses sous un autre angle et il nous arrive souvent d'avoir l'impression que notre pays subit une vague d'Américanisation incontrôlable, bien que nos compatriotes aiment toujours autant les grèves et leur retraite, ce qui n'est pas Américain du tout pour le coup.


Commençons par Alain Afflelou qui pour vendre des lunettes dans notre bon pays doit tourner ses spots à New York :


Je me suis alors rappelé que Peugeot aussi aimait faire ses pubs aux USA, un marché pourtant déserté par le constructeur Français depuis la retraite du lieutenant Columbo. Il reste cependant un endroit où se procurer des pièces détachées et c'est dans le New Jersey, figurez vous ! Une très bonne pub, ceci dit :


Puis c'est au tour des chanteurs Français qui doivent désormais tourner leurs clips à New York pour vendre plus de CDs, bien que eux non plus n'en vendent pas un seul aux US :


Bien entendu, je ne parle pas de Yannick Noah puisqu'il s'est déjà exilé à New York donc autant tourner ses clips sur place, c'est plus facile :


Je ne sais pas trop quoi penser de tout ceci. D'un côté, notre culture est super éloignée de la culture US et de l'autre, je vois ces pubs, ces clips, ces slogans Anglicisés (Citroën : Créative technologie - Boulanger : Vivons la happy technologie) et des Subway et KFC qui ouvrent leurs portes à Besançon et Dijon !

Ça fait un peu mal de se l'avouer mais pour vendre des produits Français, y compris culturels, il faut désormais les présenter sur un fond Américain... J'imagine que cela illustre bien le concept d'hyperpuissance des USA, le seul pays au monde à avoir la suprématie simultanée dans les quatre domaines-clés : militaire, économique, technologique et culturel.

Que celui qui n'utilise ni Google, ni iPhone, ni McDonald's, ni ne regarde aucune série ni film Américain me jette la première pierre !

Le code du drapeau Américain

13:00 mercredi 25 août 2010

L'une des premières choses qui frappe lorsque l'on arrive aux USA est l'omniprésence du drapeau US : Sur les autobus, les métros, devant tous les édifices, la plupart des maisons et bien entendu les entreprises qui veulent attirer la clientèle patriotique en affichant des drapeaux en masse (parfois de très très grande taille !).

J'ai donc voulu en savoir plus et ai questionné plusieurs collègues qui m'ont appris l'existence d'un "code du drapeau Américain" dont je vais vous parler aujourd'hui.
Ce code du drapeau définit des règles très strictes et assez incroyables. Jugez plutôt :

  • Le drapeau Américain, affiché en extérieur, doit être descendu et retiré chaque nuit sauf si il est éclairé par un projecteur. On ne peut pas laisser les USA dans l'ombre !
  • De même, le drapeau ne doit pas être exposé à la pluie et aux vents violents.
  • Le drapeau ne peut être porté en pin's ou en badge que si ce dernier est positionné près du coeur du porteur.
  • Le drapeau Américain doit être considéré comme un être vivant. Il est irrespectueux et illégal de le jeter à la poubelle. Des corbeilles spécifiques sont prévues à cet effet en divers lieux publics. Les drapeaux usagés sont ensuite incinérés selon un protocole précis.
  • Il est interdit de poser le drapeau Américain sur le sol ou de lui marcher dessus. De même, il est interdit de le tremper dans un liquide quelconque.
  • Lorsqu'il est sur un mât comportant de multiples drapeaux, le drapeau des USA doit être celui placé tout en haut. Il est illégal de placer le drapeau Américain en dessous d'un autre drapeau !
  • Le drapeau ne peut être affiché abîmé. Il doit être immédiatement remplacé si il devient usagé.
Il existe également un protocole spécifique pour plier le drapeau, l'afficher correctement, le déployer dans la bonne direction, etc. ainsi que de nombreuses autres règles et... chansons à la gloire du drapeau. A ce point, c'est en fait pratiquement un culte !

D'ailleurs, tous les matins, les élèves des écoles Américaines doivent réciter le "pledge of allegiance" en classe, jusqu'au niveau lycée selon le souvenir de mes collègues :

"Je jure allégeance au drapeau des États-Unis d'Amérique et à la République qu'il représente, une nation unie sous l'autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous."

Notez au passage que les USA ne reportent qu'à l'autorité de Dieu et de personne d'autre. "One nation under God" et dont le drapeau doit être au dessus de tous les autres. Entre Dieu et le reste du monde. Ni plus ni moins. Ça c'est du patriotisme !

Pour finir, une petite question à laquelle je vais vous demander de répondre dans les commentaires. Lorsque le drapeau Américain est mis en berne (décès d'un membre important du gouvernement, commémoration militaire, etc.), tous les drapeaux US doivent suivre le même protocole à l'exception d'un seul, lequel ???

Good luck!

A une semaine de notre retour en France, et après avoir passé 2 ans et 8 mois aux USA, il est désormais temps de faire la comparaison ultime : Vaut il mieux vivre en France ou aux Etats Unis ? En tant que scientifique, je ne pouvais m'empêcher de faire une comparaison par les nombres. En voilà le résultat...


La première question que l'on peut se poser, c'est : Si on demande à un terrien quel pays il aimerait absolument visiter, quel serait son choix ? Regardons donc le classement des pays les plus visités au monde, en 2009 :

1. France - 74 millions de visiteurs
2. USA - 55 millions
3. Espagne - 53 millions
4. Chine - 51 millions

La France gagne, même si les USA ont chipé la deuxième place à l'Espagne depuis la crise économique, grâce au dollar plus faible que l'euro qui attire de nombreux visiteurs Européens. La France est en revanche première de ce classement depuis des années.

Famille Française vs famille Américaine

Maintenant, on peut se demander : Quel est le pays où la qualité de vie est la meilleure ? Celui où mes revenus, l'éducation de mes enfants et la qualité des services de santé permettront à ma famille de vivre le mieux possible le plus longtemps possible ?

Il existe un nombre pour représenter ceci, c'est l'indice de développement humain, basé sur le niveau de vie, l'espérance de vie et le taux d'alphabétisation du pays. A ce petit jeu, le classement est le suivant :

1. Norvège - 0.971
2. Australie - 0.970
3. Islande - 0.969
...
8. France - 0.961
13. USA - 0.956

La France n'est pas championne du monde mais elle devance les USA, dont le voisin Canadien figure pourtant à la 4ème place. N'oublions pas que les USA sont le pays le plus riche au monde et que le niveau de vie est un des trois nombres utilisés pour calculer cet indice... Ce qui veut dire que l'éducation et la santé aux US laissent à désirer, tandis que la France a le meilleur système de santé au monde.

Conversation Française vs conversation Américaine

Et si on regardait un peu vers le futur ? La planète va mal et certains pays se préparent mieux que d'autres aux changements inévitables qu'il va falloir opérer pour la préserver. quel est le pays le plus vert ? Là, encore il y a un indice et un classement pour ça :

1. Islande - 93.5
2. Suisse - 89.1
3. Costa Rica - 86.4
...
7. France - 78.2
61. USA

Ok, c'était prévisible. Les Américains roulent en pickup avec une essence qui coûte moins de 70 centimes de dollar par litre. Le pays est immense donc avions et voitures y sont rois. Mes collègues Américains me disaient que ma voiture ne consommait rien quand je me plaignais de ses 10 litres / 100 km...

Les humeurs aux USA puis en France

Pour finir, on peut se pencher sur la facilité à trouver du travail dans les deux pays. Le taux de chômage en France est d'environ 10%, il est de 9,5 % aux USA. Avantage aux USA donc, ce qui n'est pas surprenant si on regarde le classement du nombre d'entreprises parmi les 500 plus riches au monde se trouvant dans les différents pays :

1. USA - 139 / 500
2. Japon - 71
3. Chine - 46
4. France - 39

On sait tous que les USA sont le pays le plus riche au monde. La France quand à elle est 5ème. On peut se consoler en se disant que l'Union Européenne, si elle était un pays unique, serait le pays le plus riche au monde.

Conclusion :

Bien entendu, j'ai choisi les nombres qui m'intéressaient puisque nous sommes sur le point de rentrer en France, il faut donc bien se rassurer quant à notre choix de rentrer au pays. Plus sérieusement, il est surprenant de voir que quelques soient les chiffres, les classements ou les comparaisons, la France est pratiquement le seul pays à figurer systématiquement dans les 10 meilleurs au monde.

On n'en a probablement pas conscience au quotidien, lorsque l'on voit les Français moroses, en grève, jamais contents, mais un pays aussi petit par la taille que la France (le plus grand de l'union Européenne tout de même - bien que plus petit que le Texas !) se débrouille superbement bien au niveau mondial par rapport à toutes les autres nations.

Nous devrions en être fiers. Je fais en tous cas promesse de ne jamais me plaindre de quoique ce soit en France car nous avons accès à un niveau de vie, de services sociaux et de commodités que peu de pays offrent. Je ne parle même pas du nombre de jours de congés et des 35 heures, où nous sommes champions du monde par KO.
Et je ne regretterai jamais non plus d'être venu aux USA, où nous avons appris et découvert tellement de choses durant cette expatriation. Pas plus tard qu'hier, je recevais un e-mail d'US Airways m'annonçant que je suis devenu membre Silver preferred de leur programme de fidélité, avec plus de 40 000 miles parcourus.

Avant de venir aux USA, je n'avais jamais pris l'avion. Il n'y a pas grand chose d'autre à ajouter, ce pays nous a changé. Il nous a ouvert les yeux sur beaucoup de choses dont nous passions à côté : Cette planète est magnifique et il faut en profiter chaque jour pendant que cela est encore possible !

Don't worry, be happy. Voyagez. Voilà la conclusion du jour !

PS : Les illustrations de cet article viennent de cette page web en anglais.

Aux Etats Unis, une pratique courante est d'honorer l'employé de la semaine ou du mois. Dans les restaurants fast food en particulier, il est fréquent de voir un tableau avec les photos des différents élus au fil du temps. Dans certaines entreprises, l'employé du mois a même son emplacement de parking préférentiel au côté de celui du PDG et des places réservées aux personnes handicapées :



Vous vous doutez bien que je n'aborderais pas ce sujet amusant sans raison particulière. En fait, mon entreprise n'a pas de système d'employé du mois donc je ne risquais pas d'avoir cet honneur.

En revanche, j'ai découvert récemment que la fédération Américaine de football (soccer, c'est à dire le vrai football) honore l'arbitre de la semaine sur certaines compétitions. Un jour, j'ai donc reçu un e-mail m'annonçant que j'étais l'arbitre de la semaine de la USSF Development Academy !
Je suis en photo sur le site de US Soccer !

Le plus amusant est l'histoire menant à cet "honneur". Tout d'abord, les évaluations permettant de choisir l'arbitre de la semaine sont émises par des personnes parfaitement neutres : Les entraîneurs des deux équipes. En ne donnant qu'un seul carton jaune sur ce match et en sifflant un penalty évident qui n'a pas été transformé, je ne pouvais pas me faire d'ennemis sur les bancs de touche.

Mais le plus rigolo est qu'un évaluateur de la fédération Américaine était présent à ce match pour me donner une note. Certes, le résultat final était positif mais pas flamboyant. Juste OK, passable sans plus. Plutôt surprenant donc que ce match sans rien d'exceptionnel me conduise à être arbitre de la semaine d'une compétition nationale comportant 75 équipes réparties sur l'intégralité des USA ! J'imagine que mon nom est sorti d'un chapeau au tirage au sort.


Enfin et pour finir sur le sujet, le contenu de l'article qui m'est consacré est très très Américain. C'est à dire que si l'on lit cet article, on pourrait presque comprendre que j'étais un arbitre important en France. C'est faux. J'imagine que c'est cette manie Américaine à vouloir embellir les choses ou à les grossir qui a encore frappé.

Tout comme une baraque à frites du New Jersey peut être déclarée "World famous" (connue dans le monde entier), on me présente comme un arbitre expérimenté du championnat de France amateur qui serait un championnat... professionnel. Heureusement que les Américains ne comprennent pas le Français !

Mais bon, je ne vais pas me plaindre. Il est de toutes façons rare que les articles de presse retranscrivent parfaitement la réalité. C'est gentil d'avoir pensé à moi et d'avoir essayé d'embellir mon profil. Et puis, mes propos n'ont pas été trop déformés. Même si cet "honneur" ne veut rien dire, je suis content d'avoir été en photo sur le site de fédération US. Cela ne m'était jamais arrivé en France !

Après Dunkin Donuts, voici mon deuxième article sur les enseignes typiques (pour ne pas dire mythiques) vers lesquelles les Américains se tournent quasi religieusement lorsqu'il est question de réaliser certains achats.

Aujourd'hui, j'ai choisi de vous présenter Wal-Mart, une enseigne qui est loin de faire autant l'unanimité que Dunkin Donuts mais comme vous allez le voir, les chiffres parlent d'eux mêmes !
Qu'est ce que Walmart ?

Walmart est une chaîne de supermarchés où l'on trouve presque tout, sauf les choses pour lesquelles nous allons dans des supermarchés en France. Je m'explique : Walmart peut changer un pneu ou l'huile de votre voiture, vous pouvez y acheter des vêtements, des chaussures, des télévisions LCD, des affaires de camping, des vélos, des médicaments... Presque tout en fait.

Sauf l'alimentaire. Enfin, vous pouvez acheter des sodas, des chips ou des bonbons mais cela ne va guère plus loin. Typiquement, nous n'allons pas faire nos courses hebdomadaires dans un Walmart car cela n'aurait pas de sens.

Walmart en chiffres

Avec 404 milliards de chiffre d'affaire en 2009, Walmart est la deuxième entreprise mondiale après Exxon Mobil. Oui, Walmart, un supermarché Américain, génère plus de revenus que les autres groupes pétroliers, constructeurs automobiles, banques ou assurances ! Et encore, avant 2008, Walmart était la première entreprise mondiale en terme de chiffre d'affaires !

Si vous aviez encore un doute sur l'incroyable consommation des USA, je pense que celui ci vient de s'envoler. C'est aussi la plus grosse entreprise au monde avec 2,1 millions d'employés.

Niveau de contamination des USA par le virus Walmart

Le revers de la médaille

Comment une compagnie peut elle gagner autant d'argent alors qu'elle prétend tirer les prix vers le bas ? C'est simple, les employés gagnent le strict minimum et n'ont aucun avantage social. Les syndicats sont d'ailleurs toujours interdits par Walmart, ce qui limite son expansion sur les terres Européennes.

Etre employé à Walmart est vraiment considéré comme le bas du bas de l'échelle sociale aux USA. Certains collègues m'ont mentionné qu'après avoir eu des jobs d'été à Walmart, ils n'ont jamais oser le mentionner sur leur CV, pensant que cela aurait un effet négatif !


Cette mauvaise réputation a d'ailleurs récemment poussé à Walmart à proposer une couverture maladie à ses employés, ce qu'elle ne faisait pas auparavant. Malgré tout, l'enseigne demeure très controversée et les Américains considèrent Walmart comme le "magasin du pauvre", au point que seules les classes sociales les plus démunies se ruent dans les allées de ces magasins.

De notre point de vue, il est vrai que certains prix (y compris sur des marques connues) sont imbattables à Walmart. Nous y avons mis les pieds environ une dizaine de fois en deux ans et demi et nous n'en sommes jamais reparti les mains vides, car Walmart est vraiment l'endroit où l'on peut TOUT trouver.

De plus, les magasins sont bien rangés, propres et spacieux. Rien à voir avec les supermarchés "discount" en France, par exemple. En conclusion, je n'irais pas une fois par semaine à Walmart faire mes courses mais il faut admettre que dès que l'on a un besoin bien spécifique, ce magasin est celui dans lequel on est assurés de trouver la solution !

Qu'en pensez vous ? A quand un Walmart en France ?

L'Amérique est la première puissance mondiale et ce succès s'explique en partie par des enseignes typiques (pour ne pas dire mythiques) vers lesquelles les Américains se tournent quasi religieusement lorsqu'il est question de réaliser certains achats.


J'ai décidé de débuter une série d'articles vous présentant quelques unes de ces enseignes inconnues du peuple Français mais totalement incontournables aux US. Dunkin Donuts en fait partie !


Qu'est ce que Dunkin Donuts ?

C'est une chaîne de 'cafés / patisseries', en quelque sorte, l'endroit où un grand pourcentage de la population Américaine se dirige tous les matins pour acheter son petit déjeuner. Si les Français déjeunent en trempant un croissant dans leur café, alors les Américains le font en trempant un donut dans leur café : C'est d'ailleurs ce que Dunkin Donuts signifie !

Les magasins de l'enseigne sont au nombre de 8800 dans le monde dont 6400 aux USA :

La majorité des Dunkin Donuts ont un 'drive in' où l'on peut commander depuis son véhicule, ce qui est bien commode car la population Américaine adore prendre son petit déjeuner au volant. En effet, la plupart d'entre eux vivent assez loin de leur lieu de travail : Manger au volant leur permet donc de 'gagner du temps'.

Adeline et moi ne comptons plus le nombre de collègues qui arrivent avec leur café Dunkin Donuts en main chaque matin :

Personnellement, j'ai pratiquement été malade lorsque j'ai essayé mon premier café Dunkin Donuts... Ah, le café Américain, c'est pas vraiment ça... Cela n'empêche pas l'enseigne de réaliser 5,5 milliards de dollars de chiffre d'affaire annuel !

En revanche, le choix de donuts est plutôt sympathique. il paraît que DD en proposerait 52 variétés différentes :

Une fois la sélection faîte, on repart avec une jolie boîte pleine de donuts :

La boîte de 12 que l'on prend en général à quatre ou cinq personnes... Parce qu'on est Français !

Dunkin Donuts vend également des cookies, des brownies, des bagels et pour un vrai petit déjeuner de champion, ce genre de chose qui est une gaufre avec fromage, oeuf et bacon :

Je ne pense pas qu'il y ait vraiment d'équivalent à Dunkin Donuts en France. Ce n'est pas une boulangerie ou une pâtisserie, pas vraiment un café non plus, disons que c'est l'enseigne de la restauration rapide du petit déjeuner et du goûter !

Nous y prenons notre petit déjeuner lors de nos voyages, lorsque l'hôtel où nous passons la nuit n'en propose pas. Le reste du temps, nous 'petit déjeunons' un peu plus à la Française : Jus de fruit, bol de lait avec céréales et café. Adeline cuisine même des petits croissants le week-end !

Dunkin Donuts vous tenterait il si une enseigne ouvrait un jour en France ? Qu'en pensez vous ?

En Décembre 2009, alors que nous voulions rentrer en France pour les fêtes, nous nous sommes retrouvés bloqués à Philadelphie dans une suite abracadabrantesque d'événements malheureux.

Après avoir récupéré tous nos bagages avec plusieurs jours de retard, j'ai donc décidé de me plaindre auprès de US Airways par le biais de leur site internet. Quelques jours plus tard, je recevais deux coupons d'une valeur de 100 dollars chacun à utiliser sur un futur vol US Airways, le tout accompagné d'une lettre d'excuses.

Décidant alors de voir si je ne pourrais pas obtenir davantage, j'ai envoyé une lettre accompagnée des factures des frais causés par ces mésaventures. La réponse est arrivée ce matin :


Un chèque de $ 122.29 !

Au total, US Airways nous a donc donné $ 322.29 pour se racheter après tous les problèmes causés. Croyez le ou pas, mais je serais presque sur le point de les pardonner ! Ce n'était pas le cas en Décembre.

En extrapolant un peu, il s'avère qu'aux USA, à chaque fois que l'on se plaint d'un service ou de la qualité d'un produit, on obtient gain de cause. C'est aussi vrai pour les fers à repasser mais également pour internet et la télévision : Je contacte régulièrement Comcast pour maintenir mon tarif mensuel en dessous de $ 90 par mois alors que le prix normal est de $ 150.

En fait, le marché Américain est tellement concurrentiel que les entreprises reconnaissent la valeur d'un client, qui est ainsi bien souvent en position de force. Le client EST roi. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien si la plupart des factures ou des tickets de caisse se terminent par un "Thank you for your business!"


En 2010, j'ai reçu plein de cartes de crédit en carton et d'offres d'assurances pas chères

Un autre exemple, celui de la carte de crédit (pas la carte de débit, non non, la vraie carte de crédit Américaine !). Vous pouvez voir ci-dessus quelques exemples de spécimens reçus en 2010, émanant tous de compagnies différentes : Disney, Southwest (compagnie aérienne) et AAA (association des automobilistes US).

La majorité des grandes entreprises US proposent des cartes de crédits qui sont comparables à des cartes de fidélité : Elles permettent en général d'accumuler des points échangeables contre des cadeaux ou des billets verts.

En un peu plus de deux ans, ma carte de crédit m'a coûté 0 dollar en charges mensuelles et rapporté $ 300 en l'utilisant pour régler mes dépenses. Bien entendu, la magie n'opère que si l'on n'utilise pas vraiment le "crédit" et que l'on règle sa facture en intégralité en fin de mois, ce qui en fait une carte à débit différé qui rapporte de l'argent ! Dans le cas contraire, les taux d'intérêts sont très élevés (de 12 à 20 %).

Certains de mes collègues ont une dizaine de cartes de crédit, de Shell pour payer leur essence à US Airways pour prendre l'avion. A la clé, des économies de plusieurs centaines de dollars par an.


A New York, 10 000 dollars de récompense pour tout témoignage permettant d'arrêter un tueur de policier !

Bien sûr, le libéralisme Américain est à l'origine d'un grand nombre d'inégalités et peut être en partie considéré comme l'un des moteurs du réchauffement climatique par la surconsommation qu'il engendre. Le problème est que, en vivant aux USA, je ne vois pas comment je pourrais m'en plaindre si je ne regardais que mon nombril (et ceux de mes voisins, plus ronds que le mien soit dit en passant !).

Les Américains sont convaincus de vivre dans le meilleur pays au monde et malgré tout mes efforts, je n'arriverai pas à leur prouver le contraire. J'ai d'ailleurs abandonné et commencerais presque à penser que le système Français est beaucoup trop cher et contraignant...

Je n'ai jamais entendu un Américain se plaindre, manifester dans la rue ou faire grève pour une quelconque raison. Si le système social Français est vraiment le meilleur au monde, alors pourquoi personne n'en est jamais content ?

PS : Je ne m'attend pas à ce que cet article fasse l'unanimité, mais hé je viens de recevoir un chèque alors je ne peux dire du mal des US quand même ! N'hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires. Si vous êtes Français, vous avez forcément une opinion tranchée sur le sujet :-)

Lorsque les premiers explorateurs de l'Ouest Américain découvrirent Yellowstone, leurs récits d'expédition décrivant les incroyables paysages, la faune et les phénomènes naturels firent grand bruit. La rumeur se répandit rapidement jusqu'à Washington et le gouvernement Américain décida de lancer une grande expédition composée de scientifiques, d'écrivains et de peintres dans le but de s'assurer que ces écrits ne sortaient pas de l'imagination loufoque des explorateurs.


Yellowstone est le premier parc national de l'histoire mondiale

Au retour de cette grande expédition, l'Amérique toute entière découvrit Yellowstone par le biais d'incroyables peintures et récits. Le gouvernement, conscient de la richesse et de la fragilité de ce formidable patrimoine naturel et scientifique, décida de légiférer et créa le premier parc national au monde en 1872 : Yellowstone.

Le but initial de la démarche était de protéger le lieu en y contrôlant l'activité humaine, en y interdisant la chasse et le développement commercial afin d'assurer le futur du parc. Le mauvais exemple des chutes du Niagara où hôtels et attractions à touristes avaient déjà pullulé à l'époque contribua grandement à cette prise de conscience.

Durant les premières années, ce rôle de protection sera assurée par l'armée, décision qui interviendra après que des chasseurs aient tué près de 80 % des bisons de Yellowstone en quelques années !


La vallée de Yosemite, second parc national

Sous l'impulsion de John Muir, naturaliste, et de Theodore Roosevelt devenu président des USA, les parcs nationaux prendront une autre dimension. John Muir, qui vivait dans une cabane dans la vallée de Yosemite, profita de la visite de Roosevelt pour lui proposer une visite guidée des lieux.

Sous le charme, Roosevelt fait de Yosemite le second parc national des USA. Il deviendra le président le plus prolifique en création de parcs nationaux et se posera en fervent défenseur et développeur de l'idée, accordant un budget grandissant pour la gestion et l'entretien des parcs.


Le Grand Canyon a failli ne jamais devenir un parc national...

Lorsque Roosevelt découvre le Grand Canyon d'Arizona en 1903, il tombe instantanément sous le charme. Il veut en faire un parc national mais un entrepreneur local, Ralph Cameron, a déjà construit un hôtel - auberge et tient même un lucratif péage pour les visiteurs désirant descendre au cœur du canyon à dos de mule ou à pied.

Cameron se fait élire gouverneur d'Arizona, ayant ainsi tout loisir d'user de son droit de véto au congrès Américain pour bloquer le projet de Roosevelt. Ne baissant pas les bras, Roosevelt créé le concept de "National monument", comparable au parc national mais en général de plus petite taille et pouvant être créé par le président sans autorisation du congrès. Il fera donc du Grand Canyon un National monument en 1908.

11 ans plus tard, Cameron est contraint d'abandonner son activité et le Grand Canyon devient enfin un parc national, juste avant que l'irréparable ne soit commis : Le riche entrepreneur d'Arizona avait en effet projeté d'y construire un immense barrage hydroélectrique...


Les Everglades, premier parc national créé dans le seul but de protéger la faune et l'écosystème d'une région

Le concept de parc national se développa au fur et à mesure des années. Des super intendants seront mis en place dans chaque parc et les rangers succédèrent à l'armée dans le rôle de protecteurs. Des routes seront créées pour le confort des visiteurs, ainsi que de rares hôtels et concessions pour rendre les séjours possibles dans les parcs les plus géographiquement isolés.

Dans tous ces parcs, les rangers organisent des programmes pour éduquer le public. Que ce soit avec une thermos de café au petit matin ou le soir autour d'un feu de camp, nous ne manquons jamais une occasion de participer à ces programmes fascinants.

Grâce à ces programmes animés par des gens passionnés, nous avons aidé au décompte des rapaces migrateurs au dessus du Grand Canyon, appris la force de la relation entre les indiens d'Amérique et la nature à Grand Teton, découvert les caractéristiques des alligators et de bien d'autres animaux dans les Everglades...


Bryce Canyon National Park, Utah

En résumé et pour reprendre le titre du récent documentaire de Ken Burns à ce sujet, les parcs nationaux sont incontestablement la meilleure idée de l'Amérique.

Si ce petit article vous a plu et que vous désirez en savoir (beaucoup) plus sur l'histoire des parcs, avec 12 heures d'images, vidéos et témoignages authentiques de différents acteurs (rangers, politiciens, auteurs, photographes, historiens...), je ne peux que vous recommander de cliquer sur ce lien vers le site officiel de "The National parks : America's Best Idea". C'est un magnifique documentaire et une véritable invitation au voyage !

Pour les expatriés, le site vous permettra de trouver la chaîne sur laquelle le documentaire est diffusé dans votre région. Dans le New Jersey, cela se passe sur WHYY2 plusieurs fois par semaine. Pour les non expatriés, vous pouvez vous procurer les DVDs sur Amazon US.

Pour conclure, voici un joli aperçu de pratiquement 27 minutes de ce documentaire passionnant :

Recevant de plus en plus de questions d'expatriés en devenir, nous avons décidé de créer cette page pour regrouper toutes les ressources et réponses aux questions les plus fréquemment posées sur l'expatriation autour de Philadelphie et plus particulièrement dans le New Jersey.

Cette page sera maintenue à jour au fur et à mesure du temps et des questions et restera accessible via le lien "Expats" du menu principal du site.

Liens directs vers les différentes informations : Logement - Voiture & permis - Coût de la vie - Climat du New Jersey - Santé et divers


Devant notre maison, un soir d'été

1. Comment trouver un logement ?

Nous recommandons les agences immobilières suivantes, qui sont parmi les plus courantes et les plus réputées dans le New Jersey: RE/MAX, Weichert, Prudential Fox & Roach.

Pour notre part, nous avions passé plusieurs jours avec une dame de Prudential Fox & Roach qui avait sélectionné une bonne dizaine de logements correspondant à nos critères et nous les faisait visiter avec sa voiture personnelle, nous payant à boire et à manger et nous faisant visiter les alentours, allant jusqu'à nous montrer les gares de train les plus proches ainsi qu'une rapide visite de Philadelphie.

Sinon, il y a Craigslist qui est le site ultra populaire de petites annonces gratuites pour trouver un job, un logement, une voiture, tout et n'importe quoi...

2. Acheter ou louer son logement ? Combien ça coûte ?

C'est à vous de voir en fonction de la durée de votre séjour aux USA. Il est bon de savoir que cela coûte cher dans tous les cas. Le New Jersey est réputé pour avoir des taxes foncières élevées (de plusieurs centaines à plusieurs milliers de dollars par MOIS pour les propriétaires d'un logement). Les locataires eux ne paient aucune taxe dans le New Jersey.

Notre cas personnel : Nous louons une maison mitoyenne d'une valeur de 265 000 dollars pour 2 chambres, 2 salles de bains, un garage, toute équipée (ce qui est la norme aux US - cuisine équipée, lave linge et sèche linge sont inclus dans les locations) pour la bagatelle de... 1780 dollars par mois !!! Oui, ça fait mal. Une fourchette de prix pour des maisons de taille comparable dans des lotissements comparables (au vert, à proximité de commerces et services) : 1300 à 2200 dollars par mois.

Autre remarque importante : Notre contrat de location aux USA est d'une rigidité quasiment nazie. Si on signe pour douze mois mais que l'on doit partir au bout de six, on doit tout de même payer les six mois restants...

Pour finir, l'un de nos premiers articles sur la maison aux USA.



3. Comment obtenir un permis de conduire du New Jersey ?

Lire notre article sur l'obtention du permis de conduire dans le New Jersey. Pour plus de détails sur les démarches, le code de la route et les horaires d'ouverture des bureaux de la Motor Vehicle Commission, voici le lien de leur site officiel : New Jersey MVC.

4. Comment acheter et immatriculer un véhicule dans le New Jersey ?

Pour trouver le véhicule de vos rêves, je recommande dans l'ordre suivant : Autotrader.com (2 voitures achetées grâce à ce site), Craigslist (très bon pour des annonces locales et des véhicules pas chers), Cars.com (beaucoup de choix mais trop de ventes de professionnels à mon goût).

Ne pas oublier que les prix sont toujours hors taxes (la taxe à appliquer étant de 7% dans le NJ) et que même si vous achetez à un particulier, la MVC vous fera payer cette taxe lors de l'immatriculation. Le contrôle technique est obligatoire après achat du véhicule mais c'est gratuit (et bidon) dans le New Jersey. Toutes les démarches se font auprès de la MVC.

Il est relativement facile de trouver une voiture décente à partir de 1500 dollars. Nous sommes au pays de l'automobile et le marché est tellement concurrentiel que les prix sont tirés vers le bas. Lorsque vous achetez une voiture, exigez son rapport Carfax avant de prendre une décision. Ce rapport liste l'historique de la voiture (accidents, réparations, etc.) et est vraiment utile car mis à jour par les autorités telles que la police, les compagnies d'assurance et les MVC.

Si vous voulez rêver, vous pouvez également jeter un œil à ma liste des belles Américaines.



5. Une idée du coût de la vie aux USA ?

Voici quelques chiffres reflétant nos propres factures, ce qui vaut donc pour un couple sans enfant vivant d'amour et d'eau fraiche dans une "petite" maison , avec les prix tirés vers le bas et donc sans fioritures ni options - lorsque des marques sont citées, la première est celle qui a nôtre préférence et correspond donc aux prix indiqués :

Internet - télé - téléphone : $ 50 + $ 50 + $ 50 = $ 150 par mois (triple play = triple pay !)
Compagnies majeures : Comcast - Verizon
Assurance auto : Autour de $ 120 par mois
Compagnies majeures : Progressive - Geico
Courses alimentaires et maison : $ 80 par semaine
Supermarchés : Shop Rite - Wegmans
Gaz et électricité : Entre $ 100 et $ 200 par mois selon les saisons (pics en hiver et en été... climatisation oblige !)
Service public : PSEG
Eau et égouts : Moins de $ 30 par mois

Vous êtes au pays où l'argent est or, la concurrence féroce et donc le client roi. Négociez les prix, menacez de passer chez le concurrent, plaignez vous... Tout cela fonctionne très bien !

6. Climat du New Jersey

Philadelphie est à la même latitude que la ville de Naples en Italie. Le climat du New Jersey est subtropical humide, très chaud l'été avec quelques alertes aux tornades ci et là, mais rien de bien grâve en comparaison avec les états du sud. L'hiver est froid avec un peu de neige (beaucoup en 2009-2010 !). Je pense que l'on peut dire que le climat du New Jersey est quasiment Méditerranéen, enfin pour un Franc Comtois, il n'y a pas de doutes là dessus !


Cape May, New Jersey

7. Santé et Divers


Pour finir, quelques articles intéressants issus de nos archives :
Après tout cela, vous pouvez toujours avoir quelques questions, auquel cas n'hésitez pas à nous contacter :

L'ironie du sort

20:34 jeudi 4 février 2010

Cela fait quelques temps que je n'ai pas écrit d'article à propos de la vie aux USA, le dernier remontant à Novembre et notre première expérience Américaine du cinéma.

Nous avons d'ailleurs récidivé le jour même de Noël (où nous étions seuls bloqués aux US) en allant voir Avatar dans un cinéma IMAX 3D et c'était vraiment plutôt pas mal, pour ne pas dire grandiose. Un tel film en 3 dimensions, ça déchire, et le moins qu'on puisse dire c'est que l'on n'a pas envie que ça se termine...

Mais je m'égare quelque peu du sujet initial, l'ironie du sort. Hier soir, je suis allé assister à un match de NBA avec des collègues de travail, l'un d'entre eux étant un grand fan des Sixers. Rassurez vous, si vous n'êtes pas fan de basket, cet article n'a rien à voir avec ce sport, contrairement à ce que les photos laisseraient croire !

Philadelphia Sixers vs Chicago Bulls

Le bonjour aux "hobos"

Au fil du temps, on s'habitue à la vie aux US et on ne porte plus le regard tantôt étonné, ébahi ou choqué du nouvel arrivant expatrié. Être de sortie avec un connaisseur, un néophyte du basket et un autre collègue Français de visite aux USA fut une expérience nouvelle.

En effet, mon collègue Américain connait un petit parking pas cher ($5 contre $15 sur le parking "officiel") aux alentours du Wachovia center, sur lequel nous avons garé nos véhicules.

Pour accéder au match depuis ce parking, il faut marcher sous l'autoroute 95 pendant une bonne centaine de mètres, et là où les choses deviennent intéressantes, c'est que sous cette autoroute... vivent des gens. Il faisait noir et l'on ne pouvait distinguer que des sacs en plastique, des cartons, des bouteilles et des vieux caddies.

A un endroit, il y avait un bidon en ferraille rouillé dans lequel les SDF avaient allumé un feu pour se réchauffer. Nous marchions vite et j'essayais de ne pas trop regarder ce qui se passait, tout ce que je peux dire c'est que l'on sentait qu'il y avait du monde pas très loin, dormant dans des cartons sous ce pont par un froid glacial. C'était digne du cinéma... Sauf que c'était bien réel !

Big Mac ! Big Mac !

Nous avons ensuite assisté au match dont le score était de parité (94-94) à la fin du temps réglementaire. Nous avons donc eu droit à 5 minutes de prolongations.

Le speaker annonce alors que si les Sixers marquent plus de 100 points, toutes les personnes présentes dans la salle auront droit à un Big Mac gratuit chez Mc Donalds le lendemain sur présentation de leur entrée au match.

Cela a provoqué un net regain d'intérêt dans les travées puisque les gens chantaient "Big Mac! Big Mac !" lors des attaques des Sixers, lançant même quelques huées et sifflets lors de tirs manqués qui auraient approché l'équipe du seuil fatidique des 100 points. Puis c'est une explosion de joie qui accompagna le panier libérateur, avant de voir la victoire des Sixers 106 à 103 au final.

Le dénouement

Lorsque nous quittons ensuite la salle, je ne peux m'empêcher de voir toute cette nourriture gaspillée qui traîne par terre ou sur les sièges, entre les sachets de pop corn à moitié pleins, les hot dog à 7 dollars à peine entamés où encore les frites et boissons non consommées qui jonchent le sol... Quel gâchis !

Le sentiment devient vraiment désagréable lorsque nous marchons de nouveau sous cette autoroute où les SDF sombreraient dans la plus profonde déprime si ils savaient la quantité de nourriture gaspillée ce soir là à quelques mètres de leur campement, alors même que nous rentrons à la maison avec un ticket en poche pour un Big Mac gratuit, que la plupart des spectateurs ne chercheront même pas à obtenir...

Bien sûr, on pourrait fermer les yeux et se dire que c'est normal. Mais hier soir, je n'ai pas vu les choses de cet œil là. J'ai vu des dizaines de personnes essayant de survivre sous un pont tandis que des milliers d'autres se gavaient jusqu'à ne plus rien pouvoir avaler, dépensant, gaspillant et jetant argent et nourriture par les fenêtres sans problème de conscience.

La vie est injuste, aux USA peut être davantage qu'ailleurs.

Samedi 19 Décembre : Nous devons décoller pour Paris depuis Philly car nous allons passer deux semaines en France, dans le Jura, avec famille et belle famille réunies pour les fêtes de fin d'année. La neige s'est lourdement invitée des deux côtés de l'océan.

16h : Stéphane (le mari de Delphine) vient nous chercher à la maison pour nous emmener à l'aéroport. L'avion est prévu et maintenu pour 21h, mais la circulation est atroce car la neige ne cesse de tomber. Nous partons donc au plus tôt. Les routes ne sont pas déneigées, on tombe sur des voitures et des camions bloqués, c'est l'apocalypse !

17h40 : Arrivée à l'aéroport de Philadelphie, en 1h40 au lieu de 45 min (merci encore à Stéphane d'avoir subit ça pour nous !). Après avoir appelé US Airways quatre fois durant le trajet, le vol est toujours maintenu bien que la plupart des autres vols soient annulés. La preuve :

Le vol pour Paris est à l'heure, nickel

18h : Après avoir fait la queue au comptoir,et contrairement aux indications téléphoniques et aux panneaux d'affichage de l'aéroport, la dame nous annonce que le vol est annulé.

Elle nous trouve cependant une alternative : Départ à la même heure pour Madrid, avec six heures d'attente en Espagne avant de prendre un vol Air France pour Paris. A ce moment là, on s'imagine déjà dans les rues de Madrid pour une visite éclair inespérée, tout en arrivant à Paris le dimanche, ce qui serait pas mal sympa. On accepte l'offre.

18h15: Les bagages enregistrées, nous passons la sécurité sans encombres. L'aéroport est quasi désert, voir une troupe d'Espagnols attendre avec nous est rassurant. Nous nous installons donc confortablement à la recherche d'une connexion Internet pour trouver des plans de Madrid et changer nos réservations de train du lendemain !

Les employés d'US Airways retirent les documents I-94 de nos passeports : D'un point de vue immigration, nous avons officiellement quitté les USA.

Adeline, tout confort devant l'avion gelé et la neige qui ne cesse de tomber

19h30 : Faute de connexion Wifi, nous nous rabattons sur la lecture et essayons de finir de planifier notre plan B pour le dimanche. Envoi de SMS pour prévenir tout le monde car il est déjà bien tard dans la nuit en France. Nous voyons le personnel charger les bagages dans l'avion recouvert de neige, tandis que de nombreuses personnes rejoignent la porte A26. Nous allons donc voir Madrid, génial !

20h10 : C'est l'heure d'embarquer mais le personnel d'US Airways est curieusement absent. Plus loin, les gens font la queue au comptoir US Airways pour présenter leurs passeports. Probablement un délai dû aux nombreux changements de vols de dernière minute.

20h35 : Le personnel de bord quitte l'avion sous nos yeux stupéfaits. Les chariots à bagages se dirigent de nouveau vers l'avion... Ça ne sent plus très bon ! Les passagers se dirigent vers le comptoir US Airways en masse où le personnel annonce l'annulation du vol et recommande de dormir dans l'aéroport...

20h50 : Annonce officielle de l'annulation de tous les vols au départ de Philly. On nous informe qu'il faut se rendre au niveau des enregistrements pour échanger les billets et qu'il est ensuite impossible de revenir au niveau des portes d'embarquement, donc que les personnes voulant dormir vers les portes d'embarquement doivent y rester jusqu'au lendemain matin, ce que des dizaines et des dizaines de personnes décident alors de faire...

21h10 : Nous réalisons à temps que si nous quittons la zone d'embarquement, nous nous retrouverons en situation illégale aux USA, la faute aux formulaires I-94 enlevés de nos passeports. J'arrive à les récupérer auprès d'un gentil monsieur d'US Airways. Ouf, au moins on ne finira pas en prison...

22h : Nous sommes aiguillés vers le terminal B où nous devons récupérer nos bagages. Arrivés là bas, c'est le chaos, entre les chariots et les gens qui cherchent leurs valises... Nous rentrons directement dans le bureau US Airways où la dame nous dit qu'il faut retourner d'où l'on vient, au terminal International, car l'annonce vient d'en être faîte au micro.

Je lui explique qu'il ne faut pas se moquer du monde. Madame monte alors sur ses grands chevaux "are you raising your voice at me?". Allez vas y, appelle la sécurité pendant que tu y es. Nous on se casse. On a déjà évité la prison il y a 30 minutes, alors ça suffit...

23h : Avant d'essayer de récupérer nos bagages, nous décidons d'essayer d'échanger nos tickets, vu que le comptoir est encore ouvert et qu'il y a du monde sur place. On ne nous propose que des vols avec une correspondance à Toronto ou Boston les 22 ou 23.

Chat échaudé craint l'eau froide : Si Philadelphie est paralysée sous un épais manteau de neige, j'ai du mal à croire que la situation soit meilleure au Canada ou en Nouvelle Angleterre en début de semaine ! Nous abandonnons.

Dimanche 20 Décembre - 00h00 : Nous venons d'essuyer un nouveau mensonge de la part d'une employée d'US Airways qui nous a envoyé vers un bureau fermé en nous garantissant qu'il serait ouvert 24h / 24 et que l'on y récupérerait nos bagages à coup sur. Partagés entre la fatigue, l'envie de tuer, le désespoir, la faim et tout le reste, nous retournons au terminal B, au bureau de la dame qui n'aime pas le ton de ma voix.

Nous tombons sur une autre employée qui nous explique que plus aucun bagage ne sera apporté au terminal ce soir, je demande alors à nous les faire livrer à la maison, ce qui devrait être fait sous 24 / 48 heures.

00h30 : Stock de barres de céréales épuisé. Faim. Soif. La file d'attente pour les taxis est interminable, les services de navettes et de bus sont fermés jusqu'à 6 heures du matin. Les gens dorment par terre, sur les bancs, partout où ils peuvent... C'est l'anarchie.

On ne veut pas rester bloqués dans cet aéroport qui ne veut pas nous envoyer en France, ne veut pas nous rendre nos bagages ni nous donner de nouveaux billets rapidement. On n'a plus rien à y faire ! On en a marre. On veut rentrer à la maison.

01h00 : Dernier recours : Louer une voiture pour rentrer à la maison. Nous appelons une navette d'Avis qui nous emmène au centre de voitures de location. 500 dollars. Devant notre total dépit, la dame baisse le prix à 170 dollars si l'on rapporte la voiture à l'aéroport au lieu de la rendre dans le New Jersey. C'est quand même super cher, on en peut plus et elle le voit bien : Le prix baisse à tout juste 50 dollars ! En route !

02h00 : Arrivée à la maison en un temps record. Aucune route n'a encore été déneigée, et il y a plus de 30 centimètres de neige devant la maison, on ne peut donc pas garer la voiture :

La voiture de location devant la maison : Il faut créer l'emplacement de parking maintenant !

Au boulot !

03h00 : Le cauchemar est terminé, nous envoyons nos derniers messages prévenant de notre retour à la case départ et sommes au lit. Et dire que nous devrions pratiquement être sur le point d'atterir à Paris ou à Madrid...

10h00 : Après cette courte nuit, travaux de déneigement du matin :


Lundi 21 Décembre - 12h30 :
Après une matinée d'échanges d'e-mails et de coups de téléphone, un arrangement est finalement trouvé avec US Airways pour un nouveau vol, le 27 Décembre cette fois. C'est peut être mon cadeau d'anniversaire, qui sait :

Et oui, c'est moi qui aurai 30 ans le 21 Décembre 2012 !

Nous attendons toujours nos bagages malgré tout, donc on garde les doigts croisés pendant quelques temps encore. Et puis, nous ne sommes toujours pas dans le Jura, alors espérons que la météo soit plus clémente le 27 !