Mes oscars du cinéma US de 2011

16:54 lundi 27 février 2012

Vous avez très certainement entendu parler des oscars du cinéma cette semaine puisqu'un film français, The Artist, y a particulièrement brillé (voir mon commentaire à ce propos en fin d‘article), éclipsant ainsi les quelques bons films américains sortis en 2011.

J'ai donc décidé de décerner mes propres oscars 2011 sur une sélection 100% américaine, le thème de ce blog étant l'Amérique, bon sang ! Bien que je n’aie pas vu tous les bons films US de l’année, ces trois-là au moins méritent largement d’être vus et revus :

Meilleur film, meilleur acteur (Brad Pitt), meilleur scénario adapté à l’écran : 




MONEYBALL ou « le stratège » en francophonie. Adaptation de l'histoire vraie d’un manager de baseball qui doit construire une grande équipe sans argent. Il tente de révolutionner son sport en suivant l'idée originale d'un jeune premier recruté presque par hasard, pour mettre au point une stratégie à l’opposé de ce que toutes les autres équipes pratiquent depuis des années.

Une histoire typiquement américaine donc, où l'on donne sa chance à un jeune inconnu n’ayant encore rien prouvé. Je trouve ce film assez fort, comme tous ceux qui traitent de près ou de loin de baseball, car ces films sont à mon sens parmi les meilleurs révélateurs de la culture américaine au cinéma. Le jargon baseballistique est assez présent mais ne gêne pas vraiment à la bonne compréhension du film. A voir !

Oscar d'honneur, meilleur casting, meilleure musique et meilleure réalisation d’ensemble :




DRIVE. Un jeune mécano vit de petits jobs autour de la conduite, alternant cascades pour films hollywoodiens et nuits de courses poursuites avec des truands dans les rues de Los Angeles. Mon seul conseil : Regardez cette bande annonce. Si elle vous plait, courez voir ce film sans chercher à en savoir davantage, les autres "trailers" révélant trop de moments clés du film à mon goût.

Drive est violent (trop peut-être ?), son scénario n'est pas révolutionnaire, mais ce film créé une atmosphère unique, une ambiance qui lui est propre avec une réalisation, une bande son et des acteurs au top de leur talent. Un film qui me réconcilierait presque avec Los Angeles, c’est dire !

Oscar du projet le plus ambitieux, de la meilleure photographie, des meilleurs effets spéciaux et de la plus belle mise en valeur  des USA :


THE TREE OF LIFE. Là encore, si cette bande annonce vous attire et que vous êtes prêts à vivre une nouvelle forme d’expérience introspective de 2h19, ce film est fait pour vous. Le reproche majeur que l’on peut lui faire est d’avoir été très ambitieux, trop peut-être. D’ailleurs, ce n’est pas vraiment un film ni un documentaire, mais il est certain que "The Tree of Life" ne laisse pas indifférent : Certains quittent la salle avant la fin, d’autres voient le meilleur film de leur vie. Récompensé par une palme d’or à Cannes, ce n'est pas rien.

J’aime les gens ambitieux, ainsi que Brad Pitt, Sean Penn, Yellowstone, la Vallée de la Mort et l’Utah, donc j'ai aimé "The Tree of Life", à revoir toutefois pour mieux en saisir le message et les subtilités. En tous cas, magnifiques images de notre planète et des parcs nationaux américains  !

Mes "2 cents" sur le succès de The Artist (que je n'ai pas encore vu) :

Aux USA , les films français sortent généralement en version originale, avec des sous-titres en anglais, sans doublage. Du coup, ceux-ci sont toujours voués à l'échec face au public américain, trop fainéant pour lire des lignes en bas d’un écran ! The Artist a prouvé que notre cinéma est de qualité, et que si l'on faisait des efforts pour s’ouvrir au reste du monde en internationalisant nos films, ça pourrait marcher.

Les Américains sont nombrilistes et fiers de leur patrie mais eux traduisent leurs films dans toutes les langues, ce qui aide grandement à faire la différence. A méditer dans l'hexagone, histoire de ne pas gagner des récompenses qu'avec des films muets !

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Une interview et une anecdote !

15:54 lundi 20 février 2012

Si vous lisez l'Est Républicain (ou Facebook), vous avez probablement déjà lu le tout premier article de presse consacré à mon livre, "De Besançon à Philadelphie - 1000 jours en Amérique", que voici que voilà :

Après quelques poses, une photo réussie, bien que j'aie pas mal d'encre sur le front :)

Comme souvent lorsque l'on me pose des questions sur les USA, je parle du décalage culturel qui est toujours là où on ne s'y attend pas. Lorsque l'on vit à l'étranger, la remise en question est permanente car il est très facile de se retrouver dans une situation aussi aberrante que stupide...

Après cet interview, je me suis par exemple souvenu de la première fois où j'ai eu à faire un plein d'essence en dehors de notre état d'accueil, le New Jersey. Il faut en effet savoir que dans le New Jersey, il est interdit de faire son plein d'essence soi-même, et qu'à ce titre de nombreux employés sont dédiés à cette tâche dans chaque station. Alors, lorsqu'au bout de quelques mois, je me suis retrouvé face à une pompe à essence américaine pour la première fois, quelque part en Pennsylvanie, je me suis senti plutôt bête car je n'ai pas réussi à la faire fonctionner !

J'ai même découvert par la suite que de nombreux Américains publient des vidéos expliquant comment faire un plein d'essence, bien souvent en se moquant des gens du New Jersey, comme par hasard :



Je peux vous assurer qu'il n'y a rien de plus frustrant que d'être mis en échec par une pompe à essence. Heureusement, on ne reste jamais bien longtemps sans aide aux USA. Lorsqu'un Pennsylvanien est arrivé pour faire son plein, il a tout de suite remarqué mes plaques d'immatriculation du New Jersey ainsi que mon état de détresse avancé. Il s'est alors porté à mon secours pour débloquer la situation en un geste, que l'on peut voir sur la première vidéo. Le trouverez-vous ?

Je me suis tout de même senti moins seul en apprenant que la maman de cette jeune fille ne sait pas faire le plein non plus :


Soit dit en passant, j'adore son fabuleux accent typiquement américain (alors qu'elle semble être au Canada... Vous avez remarqué ça vous aussi ?). Bien plus agréable que le mec de la première vidéo, non ?

Alors, avez-vous trouvé la manip qui m'a fait défaut ? Pas évident car le type le fait presque de façon anodine, aux alentours de la 53ème seconde. Je n'avais jamais vu un tel truc auparavant, et c'est d'ailleurs la seule vidéo qui montre ce geste. Comme quoi, une expatriation c'est un peu comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !

Réactions : 

Tout un programme ! Ce samedi, alors que je me promenais dans la grande rue de Besançon, faisant le tour des librairies de la ville avec un carton de livres, une anecdote 100% américaine m'est bizarrement revenue à l'esprit, sans crier gare. Cette anecdote illustre plutôt bien la différence de culture qui peut exister entre nos deux pays. Jugez plutôt !

Un bon cheese-steak de chez Geno's à Philly. Ah, la gastronomie américaine !

L'anecdote

Un jour de 2009, j'étais en voyage en France avec des collègues américains. Au restaurant, le midi, l'étape est souvent délicate car je dois jouer le rôle de traducteur gastronomique, une compétence que je n'oserais pas vraiment mentionner sur mon CV, si vous voyez ce que je veux dire... Expliquer un menu de restaurant français à un Américain, c'est en effet assez ambitieux !

Mon collègue, qui a pour habitude de ne pas vraiment manger le midi, décide de me simplifier la vie lorsque la serveuse se présente à lui : "Une salade et un café !" dit-il dans un français approximatif mais compréhensible. Toute la table de Français le regarde alors avec des yeux d'extra-terrestre, la serveuse se sentant obligée d'insister lourdement, s'adressant à moi, le traducteur désigné, comme si mon collègue était un benêt : "Il ne va rien prendre d'autre le monsieur ? Il est sûr ? Et il les veut en même temps ? C'est sûr, hein ? Café et salade ? Même pas une boisson ou un déssert ?"

Au final, à partir d'une situation supposée me simplifier la vie, mon collègue et moi nous sommes retrouvés plutôt gênés. Me voilà à devoir expliquer qu'aux USA, les gens mangent ce qu'ils veulent quand ils veulent, que leur approche du repas est différente, etc, etc... En bref, je dois justifier que les Américains sont libres de faire ce qu'ils veulent, qu'être différent est parfaitement OK aux USA, donc voilà, ce petit évènement ne devrait pas en être un.

Quelques semaines plus tard, je me retrouve à nouveau au restaurant avec le même collègue, mais à Cherry Hill, New Jersey, USA cette fois-ci, en compagnie de collègues non-français. Lorsque la serveuse se présente, il relance sans réfléchir : "Une salade et un café !" (en anglais cette fois-ci, évidemment !). J'observe attentivement la scène. Personne ne dit rien, aucune réaction de surprise. La serveuse demande simplement "Vous voulez le café en même temps que la salade ?". Il répond par l'affirmative et la serveuse s’éclipse sans poser plus de questions. Personne n'abordera le sujet par la suite et mon collègue pourra apprécier sa salade et son café en toute tranquillité.

Lorsque je dis qu'en Amérique, j'ai gagné en ouverture d'esprit et appris à être plus tolérant, je pense que cette anecdote en est une illustration parfaite, à la fois simple et concrète. Sortir du moule social est peu confortable en France, alors que la liberté existe vraiment en Amérique. Vous pouvez être qui vous voulez et faire ce que vous voulez sans que personne ne vous embête. C'est quand même magique, non ?

Presse et librairies

Plus magique encore (enfin, peut-être pas quand même !), le phénomène "De Besançon à Philadelphie - 1000 jours en Amérique" s'émancipe et est désormais disponible à la vente dans six points de vente différents en Franche-Comté, ni plus ni moins :

A Besançon (25):

Camponovo, 50 Grande rue 
Doubs-Direct, 6 rue Pasteur

A Champagnole (39):

Maison de la Presse, 70 avenue de la République
Pages Blanches, 38 avenue de la République

A Montbéliard (25):

Librairie Siloé Espace, 5 place St Martin

Et bien évidemment sur internet, par ici !

Je remercie ces librairies et boutiques pour l'accueil qui m'a été réservé. Avoir mon livre en rayon dans la plus grande librairie de Besançon, ainsi que dans la librairie où j'ai passé des heures et des heures durant mon enfance à Champagnole, ça fait tout de même quelque chose !

Et ce n'est pas tout. Il est probable que ceux qui lisent la presse régionale y trouvent un visage familier dans les jours qui viennent... Mais chut, on en parlera plus tard !

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